"Quel aidant êtes-vous?": Humanis lance un test de personnalité à l'occasion de la Journée nationale des aidants

Paris, France, 5 octobre 2018

A l'occasion de la Journée nationale des aidants, Humanis propose un test de personnalité aux aidants. Traité sur un mode ludique, ce test invite chaque aidant à se reconnaitre dans l'un des huit profils types. Le test est disponible en ligne sur le site Essentiel Autonomie. L'objectif est d'accompagner l'aidant dans la prise de conscience de ses forces mais aussi ses points de fragilités, et de prévenir ainsi les situations d'épuisement ou de détresse. 

A l'occasion de la Journée nationale des aidants du 6 octobre 2018, Humanis  met en ligne sur le site Essentiel Autonomie, un test qui permet aux aidants à s'auto-évaluer. Il vise à la fois à les rassurer sur leurs forces et à les sensibiliser sur leurs points de fragilités. Composé d'une quarantaine de questions, ce test incite chaque aidant à s'identifier l'un des huit profils type d’aidants et débouche sur des conseils personnalisés.

Baptisé  FRED, pour "Faciliter, Rassurer, Entreprendre, Donner", le test a été co-construit avec des salariés aidants, un gérontologue-psychologue et un coach en transition de vie. Il a donné lieu à une expérimentation avant d'être rendu public.

Contribuer à la prise de conscience des aidants

Ce test fait partie d'un dispositif plus général d’accompagnement personnalisé proposé par Humanis. Sur les plus de 8 millions de personnes en France qui aident un proche en situation de perte d'autonomie ou de dépendance en raison du veillissement, d'un handicap ou d'une maladie, une majorité sont peu informés et peu accompagnés. 

Une large majorité des aidants (81%) ignorent en effet qu'en tant qu'aidant, la loi entrée en vigueur en 2016 leur a reconnu un statut juridique, comme le montre le sondage qu'a réalisé Opinionway pour Humanis en septembre 2018. La plupart n'ont pas conscience des points forts et des compétences que ce rôle d'aidant les conduit à mobiliser. Et beaucoup ne perçoivent pas non plus les risques que cela peut comporter pour leur vie de famille, pour leur carrière professionnelle et leur propre santé. 

L'an dernier Humanis avait contribué à cette prise de conscience en diffusant une web série baptisée "Non stop" et qui racontait en une dizaine d'épisode de la vie quotidienne d'un aidante. En 2018, Humanis propose aux aidants ce test d'auto-évaluation et les invite à se reconnaître dans l'un des huit profils aux noms évocateurs : l'artisan, l'avocat, le pilote, l'ambassadeur, l'architecte, le chercheur, le capitaine et le virtuose.

8 profils d'aidants

 

Découvrir le test  "Quel aidant aidant êtes vous ?" : c'est ici

 

 

Deux ans après sa mise en oeuvre, les effets de la loi sur l'adaptation de la société au vieillissement sur la vie quotidienne des aidants sont limités. Selon un sondage Opinionway pour Humanis, seulement 19% des aidants déclarent connaitre vraiment le nouveau statut d'aidant créé par la loi et seulement 13% ont pu bénéficier du congé aidant.

A l'occasion de la journée nationale des aidants, dont Humanis est partenaire, un sondage Opinionway[[1]] dresse un premier bilan de la loi sur l'adaptation de la société au vieillissement et de ses avancées pour les aidants, en particulier ceux qui ont une activité professionnelle.

Sur plus de 8 millions de personnes en France qui aident un proche en situation de perte d'autonomie[[2]], plus de la moitié, soit près de 5 millions d'aidants, occupe parallèlement un emploi.

La loi sur l'adaptation de la société au vieillissement votée fin 2015 et entrée en vigueur en 2016, a créé un statut et des dispositifs pour faciliter la conciliation entre vie professionnelle et vie privée des aidants. Mais cette loi reste encore mal connue par les aidants et semble être peu prise en compte dans les entreprises. 

Le statut d'aidant reste largement méconnu

Seul 1 aidant sur 5  (19%) connaît précisément le statut d’aidant créé par la loi. Les mieux informés sont les CSP+ (29%) et les jeunes de moins de 35 ans (28%) qui voient bien de quoi il s’agit. Les retraités, en revanche, sont seulement 11% à dire qu'ils connaissent bien ce nouveau statut alors qu'ils représentent pourtant près d’un tiers des aidants.

Mais surtout 42% des aidants, qui soutiennent une personne âgée dépendante, n’ont pas du tout entendu parler de la reconnaissance juridique de leur statut d’aidant, alors qu’ils étaient a priori la première cible de ces mesures législatives. 

Que fait l’entreprise pour les aidants ?

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Les deux tiers des aidants en poste interrogés n’ont pas entendu parlé d’un dispositif pour les aidants dans leur entreprise, soit par ce qu’il n’en existe pas, soit par ce que l’entreprise n’en a pas fait la promotion.

Le congé spécial pour les aidants reste même totalement inconnu pour 32% des aidants en activité qui avouent n’en avoir jamais entendu parlé. Dans les catégories socio-professionnelles les moins favorisées, la proportion atteint même 43%.

De fait, seulement 13% des aidants indiquent avoir pu bénéficier de ce congé aidant. Ce sont plutôt les actifs les plus jeunes qui ont utilisé ce dispositif : 20% des moins de 35 ans contre 8% des 50 ans et plus. 

Au travail, le salarié qui aide un proche dépendant se confie peu sur ses difficultés au quotidien : seulement 20% des aidants en activité ont informé leur entourage professionnel, selon le sondage Opinionway/Humanis. Il faudra certainement beaucoup plus de deux ans pour que la reconnaissance législative des spécificités de la vie des aidants fasse évoluer les mentalités. 

D’ailleurs, les aidants interrogés sont 37% à considérer que le fait d’être aidant est, ou a été, un frein dans leur carrière professionnelle. Les CSP+ sont même 43% à partager ce constat.

La loi a eu un effet limité sur la vie des aidants

La loi d'adaptation de la société au vieillissement  a prévu un budget de 700 millions d’euros par an pour l’accompagnement de l’autonomie des personnes âgées, ainsi qu’une revalorisation de l’allocation personnalisée autonomie. Elle a aussi créé un droit au répit pour les aidants.

Ces mesures ont certes produits des effets mais qui restent encore limités : un aidant sur trois (32%) trouve sa vie d’aidant plus simple depuis la mis en œuvre de la loi en 2016, ce qui signifie que les deux tiers ne constatent pas de changement. Mais ils sont tout de même plus nombreux parmi ceux en âge de travailler : 44% des aidants moins de 35 ans et 34% des 35-64 ans trouvent leur vie plus simple,  contre 15% des aidants âgées de 65 ans et plus.


[1] Méthologie de l'enquête : Etude Humanis-Opinionway réalisée en ligne du 12 au 19 septembre 2018 auprès de 503 aidants issu d’un échantillon de 1785 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus (méthode des quotas).

[2] Un aidant familial ou naturel vient en aide à une personne de son entourage proche qui est en situation de dépendance en raison de son grand âge, d’un handicap ou d’une maladie grave. L’aidant agit seul ou en complément du travail d’un professionnel de l’aide à domicile (auxiliaire de vie, aide à domicile, aide-soignante, travailleur social, etc.). Pour en savoir plus : aller sur le site Essentiel Autonomie

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