Résultats du Baromètre Santé Humanis 2013

Paris, France, 28 novembre 2014

Les 50-65 ans plébiscitent l’innovation dans le domaine de la santé

Face aux difficultés croissantes d’accès aux soins, les 50-65 ans se déclarent favorables aux nouveaux dispositifs comme les réseaux de soins et la télémédecine.

Le groupe de protection sociale Humanis présente la quatrième édition de son Baromètre Santé réalisé en partenariat avec Harris Interactive et les chercheurs universitaires en marketing générationnel de Paris Dauphine et Toulouse III, Denis Guiot et Ziad Malas. Une enquête quantitative a été menée grâce à un questionnaire en ligne auprès de 1000 personnes représentatives entre 50 et 65 ans. Elle a été complétée par une enquête qualitative réalisée par l’intermédiaire d’un blog collaboratif qui a collecté 411 contributions.

« Ce baromètre constiue un fomidable encouragement pour note Groupe paritaire e mutualiste. Cela nous incite à poursuivre avec nos parenaires pour conribuer à l'émergence de solutions d'avenir. C'est ainsi que se développeront les solutions de demain. Grâce pa exemple à la mobilisation du plein potentiel du digital, nous faciliterons les parcours de soins et tout ce qui permeta d'enrichir les politiques de prévention. Nous pourrons ainsi mieux servir nos 3 millions de clients en santé. La perspective de la généralisation de la complémentaire santé est une occasion historique d'accélérer ces mutations au service du bien-être et du bien vieillir », déclare Jean-Pierre Menanteau, directeur général du groupe Humanis.

A cet âge charnière de la vie, entre 50 et 65 ans :
70% des Français accordent une grande importance à la santé, sachant que pour 94% d’entre eux, bien vieillir c’est avant tout être en bonne santé. Ils perçoivent cependant une dégradation du système de soins depuis 10 ans.
7 personnes sur 10 ont en effet l’impression de payer de plus en plus pour bénéficier du même niveau de soins.
6 sur 10 estiment qu’il est de plus en plus difficile de trouver un bon médecin généraliste.

La difficulté d'accès augmente le renoncement aux soins. Cette difficulté d’accès aux soins se manifeste par une croissance du renoncement à des consultations ou à des examens médicaux :25 % des 50-65 ans ont renoncé à aller chez un médecin spécialiste lors des deux dernières années. 30% ont renoncé à des soins dentaires sur la même période. 21% ont renoncé à des soins en optique pendant les deux dernières années.

Les principaux facteurs de renoncement sont le montant financier des prestations pour la moitié des personnes interrogées, mais aussi le manque de disponibilités horaires et le temps d’attente trop long, et enfin, l’éloignement et la pénurie de professionnels. Parmi les médecins spécialistes, c’est l’ophtalmologue qui est perçu comme le plus difficile d’accès. Les réseaux de soins sont jugés très attractifs

Face à cette difficulté d’accès aux soins, les 50-65 ans sont très favorables aux pistes d’améliorations et aux innovations parmi elles, les réseaux de soins. Ils sont encore peu connus mais perçus très positivement par une très large majorité.
9 personnes sur 10 déclarent que les gains sur les prix sur les matériels optiques, dentaires ou auditifs les inciteraient à consulter des professionnels de santé dans le cadre de ces réseaux de soins.
9 personnes sur 10 jugent très incitatifs l’accès prioritaire aux professionnels de santé, le niveau de qualité des verres et des montures ainsi que le meilleur remboursement de la part de la complémentaire santé dans le cadre de ces réseaux.
très attentif à ces évolutions, le groupe Humanis a rejoint en 2013 le réseau de soins Itelis qui donne accès à des professionnels agréés en optique, dentaire, audioprothèse e chirurgie réfractive avec lesquels les arifs sont négociés et la qualité des prestations conrôlée. Le réseau permet aussi d’aider à négocier sur les devis et son application mobile contient un simulateur de remboursement.

Les 50-65 ans très favorables à la télémédecine et à l’e-santé
Cette génération, qui n’est pas née avec le web, l’a fait entrer dans sa vie quotidienne : 74% des 50-65 ans passent plus d’une heure par jour sur internet pour leur usage personnel (hors travail) et près d’un quart y consacre plus de 3 heures par jour.
22% des 50-65 ans vont au moins une fois par mois sur des sites santé ou bien-être et 19% sur des sites de marques ou d’entreprises qui parlent de santé.

Les 50-65 ans sont plus de 80% à se déclarer intéressés par l’accès à leur dossier médical en ligne, 82% par le partage de leurs données personnelles entre leurs différents professionnels de santé. Ils sont 75% à juger intéressant de faire suivre leurs systèmes vitaux à distance dans le cadre d’une hospitalisation à domicile et 64% sont intéressés d’avoir une consultation en visio avec leurs médecins dans le cadre d’un suivi médical à long terme.


S’ils expriment une crainte face au risque de déshumanisation de la santé, les 50-65 ans estiment néanmoins que les nouvelles technologies fluidifient la transmission d’informations médicales et favorisent des réactions plus rapides comme l’indique Michèle G. 65 ans, l’une des personnes interrogées : « Cela peu aussi être le Smartphone qui annonce par des petits signaux de possibles problèmes cardiaques et nous aident à suivre notre état de santé au quotidien ».

Humanis développe des applications mobiles comme Les Défibrillateurs en France qui permet de localiser les défibrillateurs en accès public et d’appeler le SAMU directement. Humanis a également ouvert des sites internet comme Ephad hospi conseils qui popose del’orientation vers des établissements hospitaliers pour des soins ou une intervention chirurgicale et s’adresse également à tous ceux qui cherchent une maison de retraite médicalisée.


Quatre profils de comportements des 50-65 ans face à la santé
Les chercheurs Denis Guiot et Ziad Malas ont identifié quatre profils parmi les 50-65 ans au regard de leurs comportements en matière de santé. Leur grille d’analyse s’appuie plus particulièrement sur le concept du « Bien Vieillir Désiré »* qui se mesure selon différents critères notamment le développement personnel, l’apparence physique, la valorisation ou non du viellissement.

Le profil 1 : les « faiblement impliqués santé » représentent 40,4% des 50-65 ans. C’est un groupe composé d’hommes à 71,5% qui a tendance à se rajeunir sur le plan interne et se considère en relative bonne santé. Il consulte peu internet pour s’informer sur les questions de santé. Les membres de ce groupe sont majoritairement peu diplômés et il existe entre eux des écarts de revenus importants : 22% gagnent plus de 4000 euros par mois mais près de 30% gagnent moins de 2000 euros .

Le profil 2 : les « sereins » représentent 29,6% des 50-65 ans. Ce groupe compte peu de jeunes « seniors » puisque 69% ont plus de 54 ans. Il concentre les individus avec les revenus les plus élevés (50,1% ont un revenu de plus de 2500 euros par mois) qui se sentent à 83% en bonne santé.

Le profil 3 : les « accros à la santé » représentent 19,5% des 50-65 ans. Il s’agit en grande majorité de femmes (77,8%) et 40% ont moins de 55 ans. Ce groupe est relativement peu diplômé avec 60% de niveau Bac ou inférieur au Bac. Il comprend assez peu de revenus élevés de plus de 4000 euros par mois mais un tiers de revenus inférieurs à 2000 euros par mois. Les membres de ce profil sont très consommateurs de produits anti-âge et de compléments alimentaires et manifestent beaucoup d’intérêt pour la e-santé. C’est le groupe qui affiche le sentiment le plus élevé de satisfaction à l’égard de la vie.

Le profil 4 : les « sceptiques » représentent 10,1% des 50-65 ans. Ce groupe exprime une attitude très critique à l’égard dus sytème de santé. Les diplômés bac +5 y sont plus nombreux (près de 15%). Ils manifestent une implication faible vis à vis de la santé et consultent peu internet sur des questions de santé mais ils se perçoivent à 80% en bonne santé et ont moins tendance que les autres à se rajeunir sur le plan externe. Ce groupe est celui qui espère vivre le plus longtemps : jusqu’à 82 ans.

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