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Réformes santé et retraite : le CTIP, la FNMF et la FFA font une tribune commune

Dans une tribune commune publiée dans Les Echos, le président du Centre technique des institutions de prévoyance (CTIP), Pierre Mie, le président de la Mutualité Française, Thierry Beaudet et le président de la Fédération française de l’assurance (FFA), Bernard Spitz, se déclarent "désireux de travailler avec les pouvoirs publics et avec les autres partenaires" aux réformes en matière de santé et de retraite. 

A eux trois, le président de la Mutualité Française, Thierry Beaudet, le président du Centre technique des institutions de prévoyance (CTIP), Pierre Mie, et le président de la Fédération française de l’assurance (FFA), Bernard Spitz représentent « aux yeux de la quasi-totalité des Français le complément indispensable à la Sécurité sociale ». S’ils affirment aborder les réformes  « dans un esprit positif », ils n’en affichent pas moins de fortes convictions.  

En matière d’assurance santé, les trois présidents rappellent que le « reste à charge zéro » pour les lunettes, les soins dentaires et les prothèses auditives « est un objectif que nous partageons ». Alors que « l'Etat s'est largement désengagé » en pratiquant des  remboursements « minimes » sur la base de critères «  peu renouvelés », les complémentaires santé ont « su mettre en place des réseaux de soins, dont la capacité de proposition et de négociation a permis de faire baisser notablement le coût des soins mal remboursés », soulignent les auteurs de la tribune.

Conscients du défi de « ne pas perdre sur la qualité ce que l'on gagne sur les prix », Thierry Beaudet, Pierre Mie et Bernard Spitz réaffirment leur attachement à la liberté réciproque des assurés et des assureurs : « la liberté de choix des assurés s'accompagne de la liberté des complémentaires de les rembourser ».

Sur la question de la réforme des retraites, il y a, selon Thierry Beaudet, Pierre Mie, et Bernard Spitz « urgence à renforcer la part de financement par capitalisation, en supplément du système de retraite par répartition » en raison de l’évolution démographique caractérisée par une espérance de vie de 25 ans pour un Français moyen à 65 ans.

« Nous avons toujours pris soin en Europe de valoriser la sortie en rente : parce qu'elle représente une garantie pour ses bénéficiaires et allonge la durée de l'épargne, elle finance mieux l'économie », indiquent-ils, rappelant leur souci constant de sécuriser les revenus des retraités.

«  Nous sommes désireux de travailler avec les pouvoirs publics et avec les autres partenaires de ces réformes.
Nous nous y engageons avec le souci de contribuer à la garantie de la qualité des soins, la sécurisation des ressources des retraités, l’accès à l’innovation et la liberté de tous les Français, dans un système de protection sociale juste, moderne, efficace et solidaire », concluent Thierry Beaudet (FNMF), Pierre Mie (CTIP) et Bernard Spitz (FFA).