Protection sociale agricole : les chefs d’exploitation s’estiment bien couverts en santé, mais un peu moins de la moitié d’entre eux sont préoccupés par leur retraite

Malakoff, France, 27 février 2017

Le salon international de l'agriculture est l’occasion de faire le point sur la protection sociale des agriculteurs. Un sondage réalisé pour le groupe Humanis par l'institut BVA[1] révèle que les chefs d’exploitation s’estiment à 78% bien couverts en santé. En revanche, 39% pensent que leur future pension de retraite ne leur permettra pas du tout de vivre convenablement.

 

Acteur majeur de la protection sociale agricole complémentaire, le groupe Humanis a choisi cette année d’interroger[1]  plus de 1000 chefs d’exploitation agricole sur leurs couvertures santé, retraite et prévoyance.

De manière générale, les acteurs de la protection sociale et les offres de couvertures sociales sont mal connus par plus de la moitié des agriculteurs interrogés.

En matière de santé, 78% des agriculteurs interrogés s’estiment bien couverts, mais 17% déclarent tout de même avoir renoncé à des soins au cours de ces 3 dernières années. Si le reste à charge lié aux dépassements d’honoraires médicaux est, comme pour l’ensemble des Français, le premier facteur, le manque de temps est un motif important : il est mis en avant par 58% des moins de 40 ans. Toutes les catégories d’agriculteurs ne sont pas exposées de manière égale à ce renoncement aux soins : ils sont 27% chez les éleveurs, mais seulement 7% parmi les viticulteurs.

70% des chefs d’exploitation employeurs de main d’œuvre déclarent avoir souscrit une complémentaire santé pour leurs salariés.

La situation est plus partagée sur la prévoyance : 32% des agriculteurs interrogés n’ont ni souscrit de contrat ni pu mettre d’argent de côté pour faire face au risque d’arrêt de travail ou d’invalidité. De même, les chefs d’exploitation qui emploient de la main d’œuvre ne sont que 28% à déclarer avoir souscrit une assurance prévoyance pour leurs salariés.

Une partie significative des sondés exprime une réelle préoccupation concernant leur retraite. 39% pensent que leur future pension de retraite (retraite de base et retraite complémentaire) ne leur permettra pas du tout de vivre convenablement, cette inquiétude étant partagée par 48% des plus de 60 ans.

« Le monde agricole – 2ème secteur économique français par ses emplois directs et indirects - a un avenir structurellement prometteur devant lui vu les défis démographiques et alimentaires de notre planète et les nouvelles révolutions technologiques émergentes. Toutefois le sondage que nous venons de réaliser doit rendre encore plus attentifs à garantir une protection sociale de qualité pour consolider la confiance dans l’avenir des chefs d’exploitation. Dans cette période de nouvelles fortes mutations, le monde agricole peut compter, comme depuis plus de 50 ans, sur Humanis, qui continuera à apporter avec l’ensemble des partenaires sociaux qui lui font confiance un accompagnement personnalisé et innovant. Humanis s’attachera en particulier à mieux faire connaître toutes les solutions de protection sociale dans le respect et le partage des valeurs d’engagement, de développement, d’esprit de service et de solidarité du monde agricole », déclare Jean-Pierre Menanteau, directeur général du groupe Humanis.

 

Humanis au salon international de l’agriculture : porte A, pavillon 4, stand E105.

Nombreuses animations : ruche pédagogique, dégustation de produits de clients d’Humanis, jeu vidéo farming simulator, quiz sur table tactile...

 

[1] Sondage BVA mené du 8 au 14 février 2017 auprès de 1 111 chefs d’exploitation constituant un échantillon national représentatif des agriculteurs professionnels français dont 396 employeurs de main d’œuvre salariée.

 


La protection sociale agricole chez Humanis en 3 chiffres 

  • 70 0000 entreprises clientes en santé et prévoyance
  • 15 000 entreprises clientes en retraite complémentaire Agirc Arrco.
  • 19 accords agricoles santé et prévoyance signés avec Humanis Prévoyance (20% des accords paritaires territoriaux) pour différents secteurs de la production agricole et des exploitations forestières, ainsi que dans des secteurs connexes : enseignement agricole, conchyculture, horticulture, négoce agricole, scieries...

La protection sociale agricole chez Humanis en 6 dates

  • 1963 : la création de l’ARRCO (retraite complémentaire non cadre) incite les partenaires sociaux à mettre en place un régime de retraite complémentaire agricole en créant la Cria, devenue Humanis quelques décennies plus tard.
  • 1967 : développement de nouvelles prestations en matière de prévoyance et création de la Cria Prévoyance, Institution de prévoyance dédiée au monde agricole.
  • 2008 : un accord national met en place une protection sociale complémentaire et obligatoire pour tous les salariés non cadres et les employeurs des secteurs de la production agricole, du lin et du secteur forestier.
  • 2010 : entrée en vigueur de l’accord national qui désigne Cria Prévoyance pour co-gérer les régimes santé et prévoyance des entreprises agricoles. Des accords spécifiques au niveau local (région, département), en partenariat avec la MSA, sont mis en place dès lors qu’ils offrent des garanties supérieures. Les accords locaux prévoient également l’extension de la couverture complémentaire santé aux ayants droits des salariés concernés.
  • 2014 : l’institution Cria Prévoyance fusionne avec Humanis Prévoyance.
  • 2016-2017 : offre de rapprochement faite à Agrica dans un shéma partenarial de co-développement au service du monde agricole.

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