Expatriation : 37% des salariés français envisagent de travailler à l'étranger dans les deux ans à venir

Paris, France, 11 juin 2018

Plus du tiers des salariés français envisage de s'expatrier dans les deux ans à venir, d'après une récente étude européenne. L'Amérique du Nord arrive en tête des destinations préférées. Principaux candidats au départ, des hommes âgés de moins de 35 ans.

37% des salariés français envisageraient de partir travailler à l'étranger dans les deux années à venir et 7 %  penseraient activement à leur départ, selon le dernier baromètre* Workforce View in Europe 2018 du cabinet ADP.  

La tendance touche également les autres pays européens, en particulier l'Italie. Plus de la moitié des salariés italiens (57%) envisagent ainsi de partir travailler à l'étranger dans les deux ans à venir. En revanche, 18% des Suisses et 3% des Néerlandais seulement partagent cette opinion. 

Des barrières importantes

Il faut dire que la décision n'est pas facile à prendre. La famille et les amis constituent le principal frein au départ pour près d'un tiers (32%) des Français, avant la barrière de la langue (21%) et les formalités administratives ou législatives (12%). 

D'après le baromètre, les hommes sont plus nombreux à envisager leur départ (45%) que les femmes (30%). On constate également de fortes disparités en fonction de l'âge. En effet, 18% des moins de 35 ans interrogés envisagent activement de partir à l'étranger dans les deux ans. Le chiffre chute à 8% chez les plus de 45 ans.

Le rêve américain fonctionne toujours

Côté destinations, c'est l'Amérique du Nord qui arrive en tête des projets d'expatriation des travailleurs français (25%). Elle est suivie de près par la Suisse (19,3%) et le Royaume-Uni, qui reste attractif malgré le Brexit (18,8%). 

Ces préférences varient en fonction des pays. Si l'Amérique du Nord est le premier choix des salariés suisses et britanniques, les Allemands privilégient l'Autriche ou la Suisse. Le Royaume-Uni est prisé des Espagnols, tandis que les Néerlandais préfèrent la Belgique. Pour les salariés italiens et polonais, c'est l'Allemagne qui récolte tous les suffrages.

* Etude Workforce View in Europe menée par ADP (Automatic Data Processing) auprès de 9 908 employés dans 8 pays d'Europe.

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