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Green Bonds : la France est le premier émetteur européen d'obligations vertes

La France est le premier émetteur européen d'obligations vertes et le troisième au niveau mondial, avec 13 % du volume des "green bonds" émis dans le monde. Le marché est en plein essor, notamment depuis l'accord de Paris de décembre 2015 sur le climat. 

La France fait figure de bonne élève sur le terrain des green bonds, ces "obligations vertes" qui servent à financer des projets contribuant à la transition écologique. Avec plus de 37 milliards d'euros d'émissions cumulées depuis 2012, la France se classe au premier rang en Europe et au troisième rang mondial, selon une récente étude* de CBI et Lyxor relayée par Les Echos.

Aujourd'hui, l'Hexagone totalise pas moins de 13 % du volume d'obligations vertes émises dans le monde, ce qui représente un encours de 17 milliards de dollars, souligne le quotidien économique. La France occupe ainsi la troisième place mondiale après la Chine et les États-Unis.

Un écosystème favorable

Le marché français des "green bonds" a doublé depuis 2016. Un résultat qui s'explique notamment par un écosystème favorable : "L'année 2017 a vu plusieurs nouveaux entrants, dont la CDC ou la RATP (500 millions toutes les deux), Icade (600 millions d'euros) ou encore Invahoé Cambridge et Natixis Assurances (une opération conjointe de 480 millions d'euros)", rappellent Les Echos.

La tendance des "green bonds" n'en est encore qu'à ses débuts. L'étude rappelle en effet que "de nouveaux émetteurs" d'obligations vertes s'apprêtent à entrer en lice, avec le soutien des municipalités, départements et régions. L'étude souligne ainsi le rôle "proactif" joué par le gouvernement français. "La France est très en avance avec un cercle vertueux où la société, l'Etat et les grandes entreprises avancent dans la même direction", estime Victoria Clarke, directrice des obligations vertes chez HSBC EMEA.

La France, un modèle à suivre

En outre, la France ferait figure de pionnière en termes de bonnes pratiques dans le domaine des émissions vertes, grâce notamment à des certifications et des déclarations annuelles de qualité.

"La France a pris les commandes du marché des obligations vertes non seulement en Europe, mais aussi sur la scène internationale", conclut Manuel Adamini, responsable du programme de sensibilisation des investisseurs et des partenaires chez CBI. "Elle a mis sur pied un marché robuste qui tient aujourd'hui lieu d'exemple en matière de meilleures pratiques".


*Rapport publié en avril 2018 par Climate Bonds Initiative (CBI) et Lyxor Asset Management.

Humanis a lancé dès 2015 un fonds d’obligations vertes, qui finance des projets liés à la transition énergétique. L’épargne des salariés investie dans ce fonds est dirigée vers des projets de fermes éoliennes, de rénovations énergétiques, etc.

Aujourd’hui, ce fonds représente 200 millions d’euros.

"Il est le seul à fournir aux investisseurs, de façon systématique et régulière, une évaluation des milliers de tonnes de CO2 évitées. Pour 1 000 euros investis sur les obligations vertes, nous évitons ainsi l’émission de 1,7 tonne de CO2 par an. Enfin, notre fonds bénéficie du label gouvernemental TEEC – transition énergétique et écologique pour le climat.", indique Grégory Schneider-Maunouryresponsable ISR chez Humanis Gestion d'Actifs