Green bonds : l'obligation verte de la France atteint 14,8 milliards d'euros, un record

Paris, France, 29 juin 2018

La France a ouvert une quatrième tranche de l'obligation verte qu'elle a émise en 2017 afin de lever 4 milliards d'euros supplémentaires. La demande des investisseurs est au rendez-vous, traduisant l'engouement croissant des États du monde entier pour les green bonds.

La France a levé, mardi 26 juin, 4 milliards d'euros supplémentaires à travers une émission d'obligations assimilables au Trésor (OAT) "vertes", arrivant à échéance en juin 2039. Lancée en janvier 2017 pour un montant de 7 milliards d'euros, cette OAT est la première obligation souveraine verte émise par la France. Elle a attiré de nombreux investisseurs puisque la demande s'est élevée à 13,75 milliards d'euros.

"L'encours de l'OAT verte, qui s'établit désormais à 14,8 milliards d'euros, conforte la France dans son positionnement de premier émetteur souverain sur le marché de la finance verte, s'est félicité l'Agence France Trésor dans un communiqué. Elle permet ainsi à la France (...) de réaffirmer l'importance qu'elle attache au financement de la transition énergétique".

Des pays de plus en plus intéressés par la finance verte

Peu avant la France, la Pologne avait été le tout premier État au monde à émettre une obligation verte, un type d'emprunt obligataire qui permet de financer des projets liés à la transition écologique, rappelle La Tribune. Les fonds servent à financer des projets dans le bâtiment (notamment des travaux de rénovation de l'habitat), la biodiversité, l'énergie, le transport ou encore l'agriculture.

Depuis, plusieurs autres pays, dont les Îles Fidji, le Nigéria, l'Indonésie, la Lituanie ou encore la Belgique, se sont eux aussi lancés dans l'aventure. De nombreux autres green bonds souverains pourraient être émis cette année, par des pays mais aussi des collectivités locales, dont la Région Île-de-France, la Californie ou la Ville de Paris.

Un marché en pleine forme

Le marché des obligations vertes est donc en plein essor. En 2017, il a battu tous les records, atteignant 155,5 milliards de dollars. La France est le second émetteur public de ces obligations, juste derrière l'agence américaine de refinancement hypothécaire Fannie Mae. Les banques françaises ne sont pas en reste. Le Crédit Agricole se classe ainsi au deuxième rang mondial, derrière Bank of America et devant BNP Paribas et Citigroup.

Selon l'agence Moody's, le marché des green bonds pourrait battre un nouveau record en 2018 à près de 250 milliards de dollars. Un chiffre qui est encore loin d'être atteint, puisque pour le moment, on dénombre "seulement" 71 milliards de dollars de green bonds émis sur l'exercice 2018.

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