Expatriation: quelles sont les villes les plus chères au monde?

Paris, France, 26 mars 2018

The Economist Intelligence Unit vient de publier son dernier classement des métropoles les plus coûteuses au monde. En 2018, Paris se hisse à la deuxième place et devient la seconde ville la plus chère au monde, juste derrière Singapour. Alors que les villes d'Europe occidentale et d'Asie occupent le haut du tableau, en revanche, les métropoles américaines semblent devenir plus accessibles.

Pour s'expatrier à Singapour, mieux vaut avoir le portefeuille bien accroché : pour la cinquième année consécutive, la cité-Etat d’Asie du Sud-est conserve son titre de ville la plus chère du monde. Selon le dernier classement réalisé par The Economist Intelligence Unit (EIU), la section de recherches du magazine américain The Economist, Singapour reste « l'endroit le plus cher au monde pour acheter une voiture ». 

Pour la toute première fois, Paris se classe en seconde position de ce classement, ex-aequo avec Zürich (Suisse).

L'étude, qui classe les métropoles mondiales en fonction du coût de la vie, compare les prix de 160 biens et services, dont le coût de l'habillement, de l'énergie, de la nourriture ou encore des transports. Cette année, le haut du classement est globalement dominé par des villes européennes et asiatiques. Les villes asiatiques sont globalement plus chères pour les dépenses alimentaires, tandis que l’Europe est en tête "pour les dépenses de ménage, les soins personnels et les loisirs", précise l'étude.

L'Europe et l'Asie caracolent en tête 

Paris, Zürich, Oslo, Genève et Copenhague figurent toutes dans le Top 10, démontrant que l'Europe concentre la moitié des villes les plus chères au monde. Paris, qui siège parmi les dix villes les plus chères depuis 2003, enregistre cette année une progression impressionnante: la capitale gagne cinq places et devient la seconde ville la plus chère au monde. À l'exception de Paris, les villes européennes les plus chères sont quasiment toutes situées en dehors de la zone euro. C'est le cas de Zürich(3e), Oslo (5e), Genève (6e) et Copenhague (8e). 

Notons également que Tel-Aviv fait son apparition dans le top 10. Il s'agit de l'unique ville du classement représentant le Moyen-Orient. Classée 34ème il y a cinq ans, la capitale israélienne est devenue une destination touristique et économique en vogue. Elle est aujourd'hui neuvième. 

Les métropoles américaines et le Japon deviennent plus accessibles

En revanche, les Etats-Unis, qui ont longtemps occupé le haut du tableau, sont en net recul. Les métropoles américaines semblent devenir « plus accessibles » : en 2018, aucune ville nord-américaine ne se classe parmi les dix villes les plus chères au monde, conséquence directe de l'affaiblissement du dollar. New York et Los Angeles se classent malgré tout respectivement 13ème et 14ème. Le coût de la vie a baissé dans les 16 villes américaines sélectionnées pour l'étude, à l'exception de Boston (Massachussetts).

Conséquence directe d'une faible inflation, le Japon chute également dans le classement. Osaka et Tokyo sortent toutes deux du top 10. La capitale nippone, qui occupait la première marche du podium depuis 2013, perd sept places.

Le coût de la vie lié à la qualité de vie 

Enfin, sans surprise, on trouve dans le bas du tableau des métropoles en proie à des troubles politiques ou économiques, ce qui souligne un lien évident entre le coût de la vie et les questions de sécurité et de qualité de vie. En proie au conflit syrien, Damas est ainsi la ville la moins chère de ce classement. « Pour dire les choses simplement, les villes les moins chères semblent aussi être moins vivables », analysent les auteurs de l'étude.

Caracas (Venezuela), classée « ville la plus dangereuse » du monde en 2015, est avant-dernière, suivie par Almaty (Kazakhstan), Lagos (Nigeria) et Bangalore (Inde).

Quelles sont les motivations d'expatriation des Français ? 

La qualité de vie est citée par 24% des personnes interrogées dans le Baromètre 2018 Humanis-Lepetitjournal comme l'une des principales raisons d'expatriation et 20% des expatriés invoquent le meilleur niveau de vie pour expliquer leur choix. 

 

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