Expatriation: L'employeur a le devoir d'assurer la protection de ses salariés

Paris, France, 20 avril 2018

Les entreprises sont soumises à un devoir de protection de leurs salariés, une obligation qui vaut également lorsque ces derniers sont expatriés. Avec la multiplication des crises internationales, elles s'organisent de plus en plus efficacement pour assurer la sécurité de leurs salariés qui travaillent à l'étranger.

Le code du travail oblige l'employeur à assurer la protection de la santé physique et mentale de ses salariés, et ce où qu'ils se trouvent. Avec l'émergence de nouveaux risques, la sécurité des expatriés est devenue un enjeu capital et coûteux pour les entreprises. Selon une étude Ipsos Mori relayée par La Croix, les menaces d'ordre sécuritaire et les catastrophes naturelles sont aujourd'hui les deux principaux facteurs qui menacent le bon déroulement d'un voyage. 

De nouveaux risques géopolitiques

Face à la croissance de la mobilité et à l'évolution des menaces à l'international, les expatriés et les voyageurs d'affaires sont plus que jamais exposés aux risques, et ce, même dans des pays considérés comme "sûrs", comme le Japon par exemple.

"Depuis une dizaine d'années, les risques ont évolué et se sont accrus", explique au Figaro Claude Mulsant, directrice générale d'un cabinet spécialisé dans les ressources humaines internationales. "Avec la prolifération du terrorisme, des risques sanitaires mondiaux, de nouveaux risques géopolitiques ou nucléaires, il n'existe plus de pays totalement sûr". 

L'indispensable assistance sur place

Malgré les risques, expatrier des salariés dans des pays perturbés reste indispensable pour certaines entreprises. Ces dernières ont alors recours à des sociétés privées pour assurer la sécurité de leurs employés, à l'instar d'International SOS, l'un des leaders mondiaux de l’assistance aux expatriés et voyageurs d'affaires. Ces sociétés fournissent diverses solutions de prévention médicale et de sécurité, d'accès aux soins, d'intervention ou de rapatriement en cas d'urgence. 

Emmanuel Gély, responsable sûreté pour la CEB, a confié la sécurité de 130 expatriés à International SOS. "On veut se protéger des risques du quotidien. Cela passe par savoir réserver un hôtel fiable ou prendre un taxi sûr" explique-t-il à La Croix.

Une obligation coûteuse pour l'entreprise

Toutes ces précautions ont un coût pour les entreprises, qui tendent à réduire le nombre d'expatriés au profit de cadres locaux moins coûteux. Pour limiter les frais, les employeurs misent sur les actions de prévention et de formation, avant même le départ à l'étranger.

Ainsi, International SOS sensibilise les salariés en amont sur les risques médicaux et les questions de sécurité propres à chaque pays. Une stratégie qui permettrait de mieux maîtriser le coût des sinistres en cas d'incident. Selon Béatrice Ogée, directrice générale d'International SOS, "un euro dépensé dans la prévention permet d'économiser de 20 euros à 200 euros". 

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