Emploi des sportifs de haut niveau : Humanis et la région Hauts-de-France signent un partenariat

Lille, France, 26 novembre 2016

Jean-Pierre Menanteau, directeur général du groupe Humanis et Florence Bariseau, vice-présidente de la région des Hauts-de-France ont signé vendredi 25 novembre à Lille une convention de partenariat pour favoriser l'insertion professionnelle des sportifs de haut niveau. 

Le conseil régional de la région Hauts-de-France et le groupe Humanis ont conclu un partenariat inédit "d’accompagnement professionnel et de reconversion des sportifs de haut niveau". Inédit, ce partenariat propose aux sportifs quatre dispositifs gratuits pour préparer leur avenir professionnel  :  

1/ stage de découverte - immersion  en entreprise pendant 5 jours ; 
2/ Contrat en alternance pour les étudiants 
3/ Accompagnement à la création d’entreprise  
4/ accompagnement sur l’employabilité – simulation d’entretien, réunions collectives et individuelles, refonte des CV et lettre de motivation, identification d’un projet professionnel, utilisation des réseaux
 
Le groupe Humanis est ainsi le premier membre du Club d'Entreprises des Hauts-de-France que le conseil régional souhaite mobiliser autour de l'avenir et de l'emploi des sportifs de haut niveau de la région. 

Une action d'employeur responsable

Cette action vis à vis des jeunes sportifs de haut niveau s'inscrit dans la politique d'employeur responsable d'Humanis qui compte 6400 collaborateurs dont 1100 dans les Hauts de France. Cette politique se traduit notamment par un effort de formation représentant 4,57% de la masse salariale du groupe. Au sein des effectifs, la totalité des jeunes recrues doivent avoir une formation durant les deux premières années. 
 
Afin de faciliter  la vie des familles,  des jeunes parents, des aidants familiaux mais aussi des sportifs de haut niveau, le groupe Humanis a mis en place depuis 2015 un système de gestion du temps de travail avec des horaires libres. Concrètement, les salariés n'ont pas de plages horaires fixes, la seule condition est d'effectuer au minimum 4 heures dans la journée et de réunir un volume horaire minimum d'heures travaillées chaque semaine.
 
Humanis conduit par ailleurs des initiatives à forte valeur sociale en faveur de l’insertion des jeunes, notamment ceux qui sont le plus éloignés du marché de l’emploi pour des raisons économique et sociales ou ceux qui sont dans une situation particulière (par exemple pour des raisons de santé, de handicap ou d'activité). Le groupe Humanis participe ainsi à des actions d'accompagnement, de mécénat de compétences ou de tutorat en partenariat avec des associations ou des structures spécialisées (la Cravate Solidaire, Salon Jeunes d'avenir, Salon Inversé, Face...).

Une expertise Humanis en matière d'emploi

Pour accompagner les sportifs de haut niveau, Humanis s'appuie sur les services de ressources humaines du territoire Hauts de France ainsi que sur l'expertise developpée par son "Unité emploi", une structure de la direction des activités sociales du Groupe dédiée à la réinsertion professionnelle. Un programme original "Espace Emploi", créé il y a plus de 20 ans (sous le nom initial de "Dispo'Cadres"), a en particulier fait la preuve de son efficacité  : il permet à plus de 70% des participants de retrouver un emploi en moins de six mois.   

Une proximité avec le monde du sport

Humanis est un partenaire historique désigné dans la branche professionnelle du sport (associations et clubs y compris professionnels). Le groupe couvre ainsi en prévoyance  1 club ou association sur 2 en France soit au total environ 40 000 salariés couverts.

Un engagement dans le sport santé solidaire

Le Groupe Humanis est par ailleurs engagé depuis près de 10 ans dans le sport santé solidaire. Son opération de Running Solidaire permet à chaque salarié ou client de courir sous les couleurs Humanis et de transformer ses kilomètres parcourus en autant d’euros reversés à une association. En 2016, tous les kilomètres parcourus lors des courses sont transformés en euros reversés à l'Association des Maladies du Foie des Enfants (AMFE) et à Ensemble contre l'Amyotrophie Spinal de type 1(ECLAS).

Humanis soutient également les engagements sportifs de personnes en situation de handicap comme Didier Benguigui au marathon des sables ou le raid handi-valide Free Handi'se Trophy.

 
Sur la photo de gauche à droite :  Loïc Herkenrath, athlète du 110 mètres haies.; Florence Bariseau, vice-présidente du conseil régional des Hauts-de-France ; Mathier Bauderlique, boxeur médaille de bronze aux Jeux Olympiues de Rio en 2016 (dans la catégorie poids mi-lourds); Jean-Pierre Menanteau, directeur général du groupe Humanis ; Martin Farineaux, kayakiste ayant pariticipé aux Jeux Paralympiques de Rio en 2016- médaille d'argent aux championnat du monde 2010  ; Renaud Fichepoil, directeur des ressources humaines du territoire Nord chez Humanis ; Ludovic Lézier, directeur des ressources humaines du groupe Humanis

L'Etat verse chaque année 95 millions d’euros chaque année pour des aides personnalisées aux sportifs de haut niveau. Et des aides exceptionnelles de 850 000 euros liées aux qualifications et à la préparation des Jeux olympiques ont été versées durant les deux dernières années.

Si les sportifs de haut niveau consacrent quasiment l’intégralité de leur temps à leur discipline sportive, rares sont ceux qui parviennent à en vivre. Même si l’État finance de manière significative, avec les fédérations, les collectivités (notamment les régions) et l’aide des entreprises publiques ou privées, le sport de haut niveau, les athlètes de haut niveau ont besoin d’être davantage soutenus, tant financièrement qu’en matière de couverture sociale. Ils vivent en effet bien souvent dans des conditions matérielles et sociales délicates.

"À l’exception de quelques sportifs bénéficiant d’une forte exposition médiatique, les futurs membres des équipes de France olympique et paralympique ne perçoivent pas de revenus suffisants pour subvenir personnellement à leurs besoins", a déploré Manuel Valls.

Ainsi, 4 sportifs sur 10 gagnent moins de 500 euros par mois.  A la précarité financière s'ajoute une précarité en termes de couverture des risques d'accidents sportifs. Selon le rapport de Jean-Pierre Karaquillo, 5 000 des 6 000 sportifs de haut niveau ne sont pas salariés, et ne sont pas couverts en cas d’accident sportif.

 

Des disparités de statut

De plus, comme le montre le rapport Karaquillo ces athlètes "de métier", qui accomplissent leurs pratiques sportives au niveau le plus élevé des compétitions et en y consacrant une grande partie de leur temps, ne sont toutefois pas tous dans les mêmes conditions juridiques, économiques et sociales durant leur carrière sportive. En effet, pendant leur carrière d’athlètes, les difficultés auxquelles sont confrontés la plupart des sportifs de haut niveau ne sont pas les mêmes que celles touchant les sportifs professionnels exerçant leur activité sportive munis d’un statut de travailleurs salariés ou  indépendants.


Les solutions apportées par la loi de novembre 2015 

  • reconnaissance du rôle des sportifs de haut-niveau et donne un cadre plus stable à leur réussite sportive : la préparation des  sportifs de haut niveau vers l’excellence est modernisé et la place des fédérations renforcée par la construction d’un projet de performance fédéral qui prend en compte l’accession au haut niveau. Une nouvelle catégorie de sportifs est créée : les "sportifs des collectifs nationaux", en lieu et place des "partenaires d’entraînement". Objectif : intégrer l’ensemble des sportifs qui participent à la politique de haut niveau de leur fédération.
  • protection sociale aux sportifs de haut de niveau en cas d’accidents sportifs et renforce leur suivi médical : la loi complète la couverture sociale des sportifs de haut niveau par l’institution d’un dispositif d’assurance "Accident du travail – maladies professionnelles" couvrant le risque d’accident sportif. Il concerne tous les sportifs de haut niveau qui ne sont pas, au titre de sportif, salariés ou travailleurs indépendants (et qui disposent donc déjà, à ce titre, d’une couverture) soit ceux dont la situation sociale est la plus précaire. Ce régime, pris en charge financièrement par l’Etat, permet la prise en charge des blessures jusqu’à la consolidation et ouvre droit à un capital ou des rentes minimales pour ne plus laisser sans rien certains sportifs lourdement blessés.
  • Responsabilité des fédérations pour souscrire un contrat d'assurance pour leurs sportifs de haut niveau, couvrant les dommages corporels. Les fédérations devront aussi assurer leur surveillance médicale.  

Le rapport Karaquillo pointe également l’insuffisante préparation de "l’après-carrière" sportive, qui est commune aux sportifs dont le métier est l’activité sportive. En effet, la brièveté de leur carrière, quel que soit leur  statut juridique, implique qu’ils se doivent d’envisager une deuxième carrière professionnelle.

Nouveaux dispositifs de la loi de 2015 pour l'insertion professionnelle  des sportifs

  • Les conditions de mise en œuvre du double projet des sportifs en matière d’aménagement scolaire et universitaire (déroulement des études et accès aux examens) sont  sécurisées, et l’accès aux formations à distance facilité pour les étudiants.
  • La responsabilité des fédérations en matière de suivi socio professionnel des sportifs de haut niveau est reconnue. Ce cadre législatif donne une obligation aux fédérations, mais va aussi permettre de mieux mobiliser les moyens de l’Etat, et notamment des cadres techniques sportifs, sur cette mission.
  • La liste des activités éligibles à la validation des acquis de l’expérience est élargie aux sportifs de haut niveau. De même, l’accès des athlètes de haut niveau aux contrats d’apprentissage est adapté aux spécificités de leur carrière sportive : dérogations à la limite d'âge de 25 ans ou la durée du contrat.
  • Dans la continuité du "Pacte de performance" (des entreprises s'engagent à  accompagner les sportifs de haut niveau pendant et après leur carrière sportive) pour faciliter la recherche d’entreprise pour les sportifs préparant les prochains Jeux à Rio, le recours aux conventions d’insertion professionnelle (CIP) est modernisé par la loi. Ces conventions permettent aux sportifs de bénéficier de revenus (contrat de travail ou prestation de service) et d’une perspective d’insertion professionnelle (emploi ou formation) avec, le cas échéant, une aide de l’Etat ou la mobilisation des collectivités. La loi assouplit le cadre d’emploi (certains sportifs ne souhaitant pas être salariés) en ouvrant la possibilité de recourir à des contrats d’image et de parrainage, et étend les CIP aux arbitres et juges sportifs de haut niveau.

 

 

Les sportifs de haut niveau sont dotés d'un statut juridique à part entière depuis la loi loi du 28 novembre 2015, qui leur octroie une sécurité financière et sociale reconnue. Un statut où performance et vie quotidienne, sociale et professionnelle se complètent.

La loi "visant à protéger les sportifs de haut niveau et professionnels et à sécuriser leur situation juridique et sociale" a été promulguée le 28 novembre 2015. Elle a repris les principales préconisations de Jean-Pierre Karaquillo remis au ministre des Sports, Thierry Braillard, en février 2015.


L’article 1er affirme, avec solennité, le rôle des sportifs de haut niveau dans la société : "Les sportifs, entraîneurs, arbitres et juges sportifs de haut niveau concourent, par leur activité, au rayonnement de la Nation et à la promotion des valeurs du sport."

Cette loi permet de mieux accompagner les sportifs, mieux les protéger et sécuriser leur situation juridique et sociale afin qu’ils puissent se préparer et exercer leur activité sportive en toute quiétude. Elle est porteuse de progrès pour les sportifs de haut niveau, comme pour les sportifs professionnels. Elle représente une avancée pour le sport en général, tant pour le sport d’élite que le sport amateur.


Le Gouvernement a lancé en octobre dernier les états généraux du sport de haut niveau, afin de préparer la génération 2024.

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