Dépression: quatre départements testent le remboursement des séances chez le psychologue

24 avril 2018

Quatre départements expérimentent le remboursement de séances chez le psychologue, un acte qui n'était jusqu'alors pas pris en charge par la Sécurité sociale. Objectif : tenter de faire diminuer la consommation d'antidépresseurs, toujours très élevée en France.

En France, on estime que près d’une personne sur cinq a souffert ou souffrira d'une dépression au cours de sa vie. Afin de réduire la consommation d'antidépresseurs, plusieurs Caisses primaires d'assurance maladie (CPAM) expérimentent une prise en charge à 100% des consultations chez des psychologues et psychothérapeutes agréés.

Cette mesure, une première en France, sera testée de 2018 à 2020 dans les départements de la Haute-Garonne, du Morbihan, des Landes et des Bouches-du-Rhône, rapporte La Dépêche. Une petite révolution, alors que le recours à un psychologue ou un psychothérapeute n'était jusqu'à présent pas remboursé. 

Vingt séances maximum

Dans ces départements, toute personne âgée de 18 à 60 ans, sans condition de ressources, pourra bénéficier de la prise en charge de consultations de psychothérapie, et ce sans avance de frais. L'assuré devra au préalable se rendre chez son médecin généraliste, qui prescrira une séance d'évaluation de 45 minutes auprès d'un psychologue conventionné. Celui-ci évaluera le besoin en soins et le nombre de séances nécessaires.

Vingt séances de psychothérapie au maximum pourront être prescrites dans le cadre de cette expérimentation. En cas de pathologie lourde, le patient pourra être orienté vers un médecin psychiatre.

Privilégier la psychothérapie aux médicaments

L'annonce de cette expérimentation intervient quelques mois après que la Haute autorité de santé (HAS) a donné de nouvelles recommandations sur le traitement de la dépression chez l'adulte, déplorant "un recours trop systématique aux antidépresseurs", rappelle Le Figaro.

Selon la HAS, les séances chez le psychologue ou le psychothérapeute doivent être considérées comme une approche de première intention, "avant la prise de médicaments antidépresseurs" qui peuvent entraîner des effets indésirables gênants, voire une dépendance.

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