68% des expatriés n'envisagent pas un retour en France dans les 5 ans

Paris, France, 10 mars 2015

Selon le baromètre Humanis-Lepetitjournal.com*, les 2/3 des expatriés français n’envisagent pas un retour en France dans les cinq ans à venir. En 2014, 1,68 million de Français vivaient officiellement hors des frontières nationales, soit le double d’il y a 20 ans.  Pourquoi n’envisagent-ils pas de rentrer en France à court terme ? Quel rôle joue leur protection sociale et celle de leur famille dans leur expatriation ?  Quels sont ces profils d’expatriés ?

Pourquoi les expatriés n’envisagent-ils pas de rentrer en France à court terme ?

Avec la mondialisation et les facilités de déplacement mises à disposition, les Français apprécient de plus en plus leur vie hors de l’Hexagone. En effet, 68% des expatriés français n’envisagent pas un retour en France dans les 5 ans, pourquoi ?

> 80% estiment qu’ils acquièrent des compétences professionnelles qu’ils n’auraient pas pu avoir en France. Pour 76% l’expatriation permet d’avoir un profil professionnel plus attractif que s’ils étaient restés en France. La rémunération est également l’une des principales raisons qui poussent les Français à s’expatrier car ils craignent le retour en France : 59% déclarent que leur revenu ne sera pas plus élevé une fois revenus en France.

«  Aujourd’hui, près de 20% des expatriés gagnent entre 36 000 et 60 000 euros net alors que le revenu annuel net moyen en France est de près de 29 000 euros. » déclare Hervé Heyraud, fondateur et gérant du site lepetitjournal.com et organisateur des 3ème Trophées des Français de l’Etranger au Quai d’Orsay le 17 mars 2015.

> Si 77% des expatriés estiment que l’expatriation est atout pour l’économie française, leur départ s’explique aussi par une image négative de leur pays : 6 sur 10 citent des éléments négatifs. 41% évoquent l’état d’esprit général : morose, peu dynamique, ou encore tourné vers le passé. Pour 31%, les facteurs négatifs sont politiques comme le conservatisme ou des facteurs sociaux comme la crise, le chômage, l’insécurité ou encore des facteurs économiques comme le peu d’opportunités professionnelles, le « matraquage fiscal » ou l’excès d’administration.

> Certaines zones géographiques à croissance économique rapide comme l’Asie et plus particulièrement la Chine exercent une forte attractivité auprès des expatriés français : 52% des expatriés français interrogés ont une image positive de ce pays, 44% pensent qu’il est facile de s’y expatrier aujourd’hui, 37% sont prêts à s’y installer.

Quel rôle joue la couverture sociale dans l’expatriation des Français ?

Les expatriés sont-ils attachés à ce symbole du modèle français qu’est la protection sociale ? Essaient-t-ils de l’emporter avec eux ? 

> 70% des expatriés interrogés par le baromètre déclarent que la protection sociale « à la française » et le système de soins font partie de ce qui leur manque le plus à l’étranger.

> 87% des expatriés français disposent d’au moins une couverture sociale parmi eux 9% s’estiment « hyper protégés » car ils détiennent les quatre types de couverture sociale (santé, prévoyance, retraite et rapatriement).

> La couverture santé prédomine : plus de 8 expatriés sur 10, détiennent une couverture santé souscrite soit par le biais de l’employeur, soit à titre privé. Ceux qui choisissent de souscrire une couverture à titre privé (41%), donnent comme première raison la volonté de garder un lien avec la Sécurité sociale française par le bais de la Caisse des Français de l’étranger parfois associée à une assurance ou mutuelle santé complémentaire. Pour les expatriés qui n’ont pas du tout de couverture santé (13%), le coût reste le principal frein.

Un tiers des expatriés attend un retour en France, à l’occasion de vacances ou de voyage professionnel, pour certains soins médicaux. Preuve que le système de santé français continue d’avoir une image de qualité auprès des expatriés.

> La couverture en prévoyance pour les risques lourds d’invalidité, d’incapacité ou de décès après un accident par exemple reste moins fréquente : 4 expatriés français sur 10, sont protégés par une couverture prévoyance,  généralement souscrite par leurs employeurs. Il s’agit principalement des expatriés plutôt aisés partis en Amérique du Nord, âgés de 35 à 49 ans et de 55 à 60 ans.

> En retraite, près de 4 expatriés actifs français sur 10 cotisent à un dispositif de retraite en plus du régime local obligatoire. Mais ils optent alors, pour la moitié d’entre eux, pour un système privé local par capitalisation. L’autre moitié cotise soit la retraite de base, soit un système français par capitalisation, ou encore la retraite complémentaire Agirc-Arrco.

> Deux tiers des expatriés déclarent ne pas avoir de couverture d’urgence assistance-rapatriement. Cette mesure de protection est surtout souscrite par la population plutôt aisée, en âge  (35 - 49 ans)  d’avoir des enfants et partie relativement loin (Asie, Australie, Pacifique).

Portrait-robot de l'expatrié actif*:

 

« Les expatriés les plus avisés sont ceux qui souscrivent une protection sociale « à la française » auprès de la Caisse des Français de l’étranger avec en plus une couverture complémentaire que ce soit en santé, en prévoyance ou en retraite. Humanis est à leur disposition pour les protéger en ce sens. Nous disposons aussi de solutions pour les étudiants de plus en plus nombreux à étudier temporairement à l'étranger avec le Pack Student. De cette manière, expatriés et étudiants n’auront aucune interruption de couverture, de remboursements ou de droits », déclare Jean-Pierre Menanteau, directeur général du groupe Humanis.

« La protection sociale n’est pas automatique, même pour les salariés. Ils ne sont pas forcément bien couverts par leurs entreprises. Il faut être d’autant plus vigilant, lorsqu’on s’expatrie dans une zone à risques ou dans un pays dont le système de santé est peu développé », déclare Sylvaine Emery, Directrice des activités internationales du groupe Humanis.

 « Au-delà des femmes qui sont nombreuses à saisir des opportunités à l’étranger, beaucoup de retraités français n’hésitent pas à quitter l’hexagone pour deux principaux motifs : une meilleure qualité de vie mais aussi pour fuir la solitude qu’ils ressentent en France »  Hervé Heyraud, fondateur et gérant du site lepetitjournal.com. « L’expatriation a changé de visage ces dernières années et le monde est devenu un terrain de jeu pour de nombreux Français : les jeunes sont de plus en plus nombreux à suivre un cursus à l’étranger durant leurs études. C’est une première expatriation. Cela permet de rompre des barrières linguistiques, psychologiques et affectives», poursuit-il

Communication du Baromètre 2015 Humanis-Lepetitjournal.com intégral sur demande.

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